Orphée et Eurydice is an AI-narrated story video made with TubeTube in the Photorealistic film visual style, 7:17 long across 62 scenes. Scene images were generated with Gemini 3 Pro and animated with Kling 3 · 1080p. The full recipe below is remixable: reuse the same style and settings with your own words.
"Dans la Grèce ancienne vivait un homme dont la voix pouvait faire pleurer les pierres. Il s'appelait Orphée, fils du roi de Thrace et de la muse Calliope. De sa mère, il avait reçu le don de la musique ; du dieu Apollon, une lyre d'or aux sept cordes. Quand Orphée jouait, le monde entier retenait son souffle pour l'écouter. Lorsqu'il pinçait les cordes, les fleuves suspendaient leur cours et les arbres arrachaient leurs racines pour se rapprocher de lui. Les bêtes les plus sauvages, le loup et l'agneau, la panthère et la biche, s'allongeaient côte à côte, apaisées. Même les rochers roulaient doucement vers la source de la mélodie. Aucun être, mortel ou divin, ne pouvait résister à la musique d'Orphée. Un jour, il rencontra une jeune femme nommée Eurydice. Elle était nymphe des bois, belle comme un matin de printemps. Dès qu'elle entendit chanter Orphée, elle l'aima ; dès qu'il la vit, il sut qu'il ne pourrait plus vivre sans elle. Bientôt, on célébra leurs noces sous les arbres, au son de la lyre, et l'on disait que jamais deux êtres ne s'étaient autant aimés. Mais le bonheur des hommes est fragile, et les dieux sont jaloux. Le jour même de leurs noces, Eurydice marchait pieds nus dans une prairie fleurie. Dans l'herbe haute, elle ne vit pas le serpent lové parmi les fleurs. Le reptile frappa, et son venin se répandit dans ses veines. En un souffle, la jeune épousée s'effondra et mourut, le nom d'Orphée encore sur ses lèvres. Le chagrin d'Orphée fut si profond qu'aucune parole ne peut le décrire. Il prit sa lyre et chanta sa douleur au monde entier. Sa plainte était si déchirante que les nymphes pleurèrent, que les dieux du ciel détournèrent les yeux, incapables de la supporter. Mais nul chant ne pouvait ramener Eurydice. Alors Orphée prit une décision qu'aucun mortel n'avait osé prendre. Il descendrait lui-même au royaume des morts pour la reprendre. Il marcha vers une caverne obscure, une bouche béante dans la terre par où l'on disait que passaient les âmes. Il s'enfonça dans les ténèbres, toujours plus bas, jusqu'aux rives du Styx, le fleuve noir qui sépare les vivants des morts. Là attendait Charon, le passeur au visage de pierre, qui refusait toujours les vivants. Mais Orphée toucha les cordes de sa lyre, et le vieux nocher, les yeux pleins de larmes, le laissa monter dans sa barque. Sur l'autre rive se dressait Cerbère, le chien monstrueux à trois têtes qui gardait les portes des Enfers. Ses trois gueules grondaient, ses crocs luisaient dans l'ombre. Orphée chanta encore. Et la bête, domptée par la mélodie, coucha ses trois têtes et le laissa passer. Il traversa le royaume des ombres. À son chant, les damnés oubliaient un instant leurs supplices : la roue d'Ixion s'arrêta de tourner, Sisyphe s'assit sur son rocher pour écouter, et même les Furies, ces déesses impitoyables, versèrent pour la première fois des larmes. Enfin, Orphée parvint devant le trône de Hadès, le sombre roi des morts, et de Perséphone, sa reine. Devant eux, il ne supplia pas : il chanta. Il chanta son amour, sa perte, et la cruauté d'une mort venue trop tôt. Il chanta que tous, un jour, viendraient dans ce royaume, et qu'il ne demandait qu'un sursis, quelques années de bonheur avant de rendre Eurydice pour toujours. Le cœur de pierre de Hadès se fendit. Perséphone, émue aux larmes, supplia son époux. Alors le roi des morts accepta l'impossible. Eurydice pourrait suivre Orphée vers la lumière du monde. Mais à une condition, une seule : sur tout le chemin du retour, Orphée marcherait devant, et il ne devrait pas se retourner pour la regarder avant que tous deux aient revu le soleil. S'il jetait un seul regard en arrière, il la perdrait à jamais. Orphée accepta, le cœur empli d'espoir. Il se mit en marche, et derrière lui résonnaient les pas légers d'Eurydice. Ils remontèrent le long sentier obscur, à travers le silence des morts, retraversèrent le Styx. Le chemin était long, et le doute commença à ronger Orphée. Entendait-il vraiment ses pas ? Le suivait-elle encore ? Et si les dieux l'avaient trompé ? La lumière du monde apparut enfin, pâle et lointaine, au bout du tunnel. Orphée franchit le seuil et sentit la chaleur du soleil sur son visage. Fou de joie, oubliant un instant qu'Eurydice, elle, était encore dans l'ombre, il se retourna pour la voir. L'espace d'un battement de cœur, leurs regards se croisèrent. Il vit son visage, son sourire triste, ses bras tendus vers lui. Puis une force invisible l'attira en arrière. « Adieu », murmura-t-elle, et sa voix se perdit dans les profondeurs. Eurydice fut emportée dans les ténèbres, cette fois pour toujours. Orphée se précipita, mais il ne saisit que de l'air. Charon, cette fois, refusa de le passer. Sept jours durant, il erra sur les rives du Styx, suppliant en vain. Les portes des morts s'étaient refermées. Il remonta enfin à la surface, brisé. Désormais, sa musique n'était plus que tristesse, et il errait seul dans les montagnes de Thrace, ne chantant son amour perdu que pour les arbres et les pierres. À sa mort, les dieux placèrent sa lyre d'or parmi les étoiles, où elle brille encore sous le nom de la constellation de la Lyre. Et l'on dit que son âme descendit enfin aux Enfers où, libre de toute condition, elle retrouva Eurydice. Là, à jamais réunis, ils marchent désormais côte à côte, et Orphée peut se retourner autant qu'il le veut pour contempler le visage de celle qu'il aima plus que la vie."